17 avril 2008

Varanasi et Bodhgaya

Un peu déçue par Varanasi, je n’y suis restée que 2 jours au lieu des 4 prévus, et j’ai quitte l’agitation, le bruit, la pollution, les touristes pour un petit village bouddhiste entre Varanasi et Calcutta, du nom de Bodhgaya.
Mon séjour ici s’achève, je pars ce soir pour Calcutta.
J’ai dormi dans un monastère tibétain, je me suis reposée, j’ai visite des temples bouddhistes, j’ai bu des bons lassis et j’ai rencontres des gens formidables. Les habitants de ce village sont extraordinairement souriants, gentils, ouverts. Je ne sais pas si le bouddhisme y est pour quelque chose mais c’est la première fois que je rencontre des gens pareils, pas un qui ne dise pas namaste ou good morning lors de mes promenades du matin et du soir. Ah oui, car ici il fait aussi très très chaud, les seuls moments de la journée ou il fait raisonnablement chaud sont de 4h30 du matin a 8h ( et encore) et un peu a la tombée de la nuit ( et encore on sue toujours, même sous les ventilos). J’ai donc repris les bonnes vieilles habitudes; levé aux aurores et grosse sieste l’aprem!
J’ai aussi rencontre 2 français au lassi corner avec qui j’ai passé ces 3 jours. Melanie ( qui ressemble beaucoup a France Dumoulin) est journaliste et est ici pour l’actualisation du petit futé Inde du Nord, elle est donc payée pour dormir dans des hôtels, manger au restaurant, faire des visites et dire son avis. C’est pas un boulot sympa ça? Stanislas fait aussi un boulot sympa, il est photographe et a une commande de 50 photos sur l’Inde du Nord.
On a bien rigole, on s’est fait des copains moines et des copains chiens et on s’est fait tirer le portrait  par le photographe du village. Expérience assez géniale, le type a un appareil photo du début du siècle, en fait plutôt une boite en bois branlante et développe les photos sans agrandisseur et sans chambre noire en 5 mn. J’ai l’air très indienne, en noir en blanc très contraste, bien droite et sans sourire.
J’ai aussi fait plein de photos avec mon nouvel appareil qu’il est trop bien car tout petit mais j’ai parfois regrette le reflex numérique quand je voyais les photos qu’ont  faites Melanie et Stanislas.
La je suis un peu triste, mes nouveaux amis sont partis ce matin et moi aussi je quitte bientôt ce village ou je me suis sentie si bien. 

Posté par cloepardi à 13:53 - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Varanasi et Bodhgaya

    Compassion contre cruauté

    Cloé, bonjour. Je ne suis pas étonné que Varanasi ne vous ait qu'à demi séduite. Sur le fond nauséeux et fumeux des berges du Gange, je revois, enveloppée par l'ombre d'un sanctuaire médiocre, Kali la Noire, et son collier (ou est-ce sa ceinture ?) de crânes. Sinistre déité de la Cruauté. Bodgaya vient heureusement adoucir l'intuition d'un tel aspect du monde (qui a peut-être rapport à celle de nos "sataniques"). C'est bien là, je ne me trompe pas, que se trouve l'arbre au pied duquel le Gautama fut illuminé par l'accès aux (4?) vérités : dont le cycle du désir et de la souffrance, et l'importance de la compassion. N'y a-t-il pas là, aussi - ou alors non loin, l'ashram (ou ce qu'il en reste) de Rabindranath Tagore ? N'importe ! vous avez vu des gens sympathiques, et conserverez de bons souvenirs de votre audacieux périple.
    Amicalement. G

    Posté par Georges Guérin, 17 avril 2008 à 14:57 | | Répondre
  • scrupules

    Pardonnez-moi de me repointer, c'est une déformation professionnelle : si je peux corriger mes erreurs, je le fais.
    Sous le fameux figuier (j'y revois à la tombée de la nuit le va et vient des chauves-souris)Bouddha a mérité son nom, il s'est éveillé - il a reçu l'Ilumination. C'est dans son sermon de Bénarès qu'il a ensuite énoncé à ses disciples les 4 saintes vérités : que la douleur est générale, que sa source est le désir (et l'ignorance) que sa cessation exige l'extinction du désir, et que pour cela il propose 8 moyens...dont je vous fais grâce.
    La bonté, ou compassion est une conséquence de la doctrine.
    (Je répète ce qui traîne partout)
    L'ashram de Tagore se trouve à Sintiniketan, au nord, nord-ouest de Calcutta...Je ne l'ai pas trouvé sur la carte. Si c'est ce que j'ai vu avec mon coéquipier (en 2cv), l'endroit sentait l'abandon, on était loin de l'université de sagesse des origines.
    De Tagore on peut encore lire "L'Offrande Lyrique" et "La Corbeille de fruits", de petits poèmes de mystique "facile" (traduits par Gide) - réédités il y a une dizaine d'années.
    A Pondichery vous avez pu entendre parler de Shri Aubindo (et de son Auroville). Son grand-oeuvre "La vie divine" est (pour moi) soporifique.
    J'espère que nous mettrez des photos de ce voyage sur votre blog.
    Amicalement.

    Posté par Georges Guérin, 18 avril 2008 à 15:08 | | Répondre
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